Sortir est une aventure, un saut dans l’inconnu, mais en même temps un nouveau départ, une nouvelle création


Sortir est une aventure, un saut dans l'inconnu, mais en même temps un nouveau départ, une nouvelle création
@ Sortir est une aventure, un saut dans l’inconnu, mais en même temps un nouveau départ, une nouvelle création

On a tous des règles pour nous mêmes, ce sont ces règles qui aident à définir qui nous sommes, donc lorsqu'on transgresse ces règles on risque de se perdre et de devenir quelque chose d'inconnu. Qui est Deb maintenant ? Qui suis-je ? Est-ce un nouveau départ ? Ou le début de la fin !?

«  La croissance et le changement peuvent être douloureux, mais rien n’est plus pénible que de rester coincé quelque part où tu ne veux plus être. » Tout ce qui a un début a une fin, mais chaque fin est le début d’un nouveau départ.

Je veux partir à l’aventure, tout parcourir… Je veux tellement plus que ce qu’ils ont planifié pour moi. Personne n’est trop vieux pour se fixer un nouvel objectif ou réaliser de nouveaux rêves. 

Partir dans l’inconnu, ne prendre conseil que de ses propres forces, ne compter qu’avec sa fantaisie, voilà ce que permet la bicyclette.

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Il faut renoncer à tous les préjugés, qu’ils soient de nature religieuse, raciale, nationale, ou politique, car ils sont la cause des maux dont soufre l’humanité. Il s’agit d’une grave maladie qui, à moins d’être arrêtée, est capable de détruire la race humaine toute entière. Toutes les guerres désastreuses, avec leur cortège de misères et de carnages, ont eu leur point de départ dans les préjugés.

Une révolution revient toujours à son point de départ. Soit elle est anéantie par une contre-révolution, soit elle est récupérée. Donc faut bouger. La seule manière de vivre dans la marge est de rester en mouvement.

La majorité des personnes jugent pas normal les personnes qui sont différentes, mais au départ, la normalité, c’est la différence.

L’arrêt, l’immobilité retrouvée, la tension physique de l’effort soudainement relâchée, c’est une sensation merveilleuse, celle de l’arc débandé. Il vaut la peine de marcher, et de marcher dur, rien que pour le plaisir de pouvoir s’arrêter. Et la joie du départ n’est-elle pas faite déjà, largement, de celle de l’arrivée, savourée d’avance jusque dans les cruautés que l’absence implique ?

C’est une larme émue qui se pose quelque part, juste entre le hasard et le parme de la nuit et le rêve s’arrondit à vouloir être vrai dans les ombres qui s’y glissent sans en faire le bruit. C’est un rêve nu dans le port des départs, juste au milieu des envies de ne point revenir. C’est cette larme-là habillée de mouchoirs brodés à ton nom et blanchis de la nuit. C’est une histoire belle qui cherche à éclore dans le nid des passions perchées en haut du ciel, comme une larme émue qui se pose quelque part, juste entre les soupirs et les charmes de la nuit.

Ce que j’aime, c’est partir, prendre la route. L’espace, le présent, l’oubli. La route c’est moi, c’est un serpent, et le chemin étendu derrière moi c’est mon ancienne peau que j’abandonne, encore. La route c’est ma vie, me défaire continuellement de mes enveloppes, m’extraire de moi pour renaître neuve, brillante, donner le jour à l’inconnue qui veille en moi, à fleur de peau, dans l’attente de sa libération.


Vidéo du jour

🔥 Comment identifier ses peurs pour les dépasser 🔥

La vie est rasoir et inutile. Au départ, on est plein de rêves extraordinaires et puis on se retrouve assis dessus. On se rend compte qu’on va tous y passer sans avoir vraiment trouvé les bonnes réponses. On prend au sérieux toutes les théories à cent litres de salive à l’heure et, en fait, c’est nos propre vies qu’ils nous servent mais sous d’autres formes. Et jamais ils nous ont musclés les pattes avec des trucs cohérents sur les vraies grandes choses. En deux mots, ta vie est courte, décevante et ensuite tu meurs. On occupe nos vies avec de la merde, comme les carrières et les relations, pour nous faire croire que tout n’est pas totalement inutile.

Gardons-nous à gauche et gardons-nous à droite si nous voulons maintenir l’orientation de notre vie inimitable et si nous préférons chercher plutôt que détenir la vérité. Sur le château de mon âme, nul ne peut régner. Nul ne peut juger ni décider à ma place. Ces affirmations sont le départ de toute éducation à la liberté.

Partir, c’est beaucoup plus une façon de demander autre chose qu’un moyen sûr d’obtenir quelque chose. Naufragés, nous représenterions quelque chose, pour une fois, nous occuperions l’attention, nous nous regarderions nous même avec surprise, avec intérêt, avec compassion. Nous sommes l’autorité que nous conservons sur nous-mêmes. Nous ne sommes rien que l’autorité du désespoir.

À partir d’un certain moment, il devient simple de comprendre des choses très compliquées ; et compliqué de comprendre des choses très simples.

Personne maintenant ne s’intéresse aux faits. Ce ne sont que de simples points de départ pour l’invention et le travail de l’esprit.

Il faut pouvoir se lever et partir de toute société qui n’est bonne à rien et laisser les visages qui ne sont rien et les esprits d’une stupidité souvent sans limite et pouvoir sortir, descendre et aller en plein air et laisser derrière soi tout ce qui est en rapport avec cette société bonne à rien ; on doit pouvoir posséder la force et le courage et la brutalité même à l’égard de soi-même, de laisser derrière soi tous ces gens et ces esprits ridicules, inutiles et stupides et de remplir ses poumons, d’expulser de ses poumons toutes les choses qu’on a abandonnées et d’emplir ses poumons d’un air nouveau, il faut quitter par le chemin le plus rapide ces sociétés inutiles ; ces bandes rassemblées pour rien d’autre que des stupidités, afin de ne pas devenir un élément de ces sociétés stupides, en sortant de pareilles sociétés il faut revenir à soi-même et trouver en soi-même apaisement et clarté .

Personne ne peut revenir en arrière et prendre un nouveau départ, mais n’importe qui peut commencer dès aujourd’hui et faire une nouvelle fin.


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Des madeleines avec une jolie bosse, comme dans notre mythique d’enfance


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Des madeleines avec une jolie bosse, comme dans notre mythique d'enfance
@Presse / Des madeleines avec une jolie bosse, comme dans notre mythique d’enfance / @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazine.fr

Gâteau mythique de notre enfance, la madeleine est délicieuse lorsqu’elle est moelleuse, dorée et surtout… bien bombée. On vous livre nos astuces pour la reproduire à la maison.

COMMENT FAIRE DES MADELEINES AVEC UNE JOLIE BOSSE ?

Ne remplissez pas complètement vos moules à madeleines

Des moules trop remplis, c’est l’assurance d’une pâte qui déborde pendant la cuisson. Résultat, vos madeleines sont difformes. Bien que cela n’ait pas d’impact sur le goût, il serait dommage que leur aspect gâche la dégustation. 
Pour éviter cela, remplissez vos moules à madeleines aux ¾, soit l’équivalent d’une bonne cuillère à soupe de pâte. Ainsi, vous aurez des madeleines bien formées.

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Préférez les moules en métal aux moules en silicone

Pour « saisir » vos madeleines et obtenir une croûte dorée, mieux vaut délaisser les moules en silicone, au profit de ceux en métal. En effet, ces derniers conduisent bien mieux la chaleur que les empreintes siliconées. De ce fait, vous aurez un meilleur contraste entre l’intérieur et l’extérieur de vos gâteaux.
Si vous n’en possédez pas, il est quand même possible de réussir des madeleines avec un moule en silicone. Vous n’aurez qu’à prolonger la cuisson de quelques minutes, pour obtenir une belle coloration. 

Utilisez la fonction convection naturelle du four

Si la cuisson à chaleur tournante est rapide et homogène, vous verrez que la convection naturelle donnera de bien meilleurs résultats pour les madeleines. En effet, ce mode de cuisson permet une diffusion de la chaleur à la verticale, grâce aux résistances situées en haut et en bas du four. Il favorise ainsi la « pousse » des pâtes, ou dans le cas des madeleines, de leurs bosses. 
De plus, l’air pulsé par la fonction chaleur tournante pourrait déformer vos gâteaux. Faites le test avec des muffins et des madeleines, vous verrez qu’ils pousseront de travers. 

Enfournez vos madeleines sur la grille du four plutôt que sur la plaque

Cette petite astuce, qui peut sembler facultative, joue pourtant un rôle essentiel dans la répartition de la chaleur. Souvenez-vous, on cherche à obtenir une cuisson verticale pour faire lever nos madeleines. Or, si on utilise une plaque, la chaleur ne pourra pas monter correctement. À l’inverse, avec une grille, elle aura tout le loisir de se diffuser pour aider les madeleines à pousser.

Provoquez un choc thermique

Le voilà, le secret de cette fameuse bosse ! Pour arriver à la former, il faut créer un choc thermique entre la température de la pâte crue et la chaleur du four. Il est donc conseillé de préparer la pâte à madeleines à l’avance, voire la veille, pour la laisser reposer 12 h au réfrigérateur. Le lendemain, enfournez d’abord vos gâteaux à 210°C, puis lorsque la bosse s’est formée, baissez la température à 180°C. Laissez cuire une dizaine de minutes, le temps de terminer la cuisson. Vous obtiendrez ainsi des madeleines moelleuses, bossues à souhait.

Faites quelques essais

En pâtisserie, le résultat peut différer selon les personnes, les fours, et le matériel, même en suivant scrupuleusement les instructions. C’est pourquoi on vous conseille de réaliser plusieurs essais pour trouver la recette parfaite. 
Concernant les madeleines, gardez à l’esprit que le choc thermique est essentiel. Ensuite, libre à vous de choisir la température et la durée de cuisson qui vous conviennent. Christophe Michalak préconise, par exemple, d’enfourner les gâteaux à 200°C, puis d’éteindre aussitôt le four. Une fois la bosse formée, il faut alors rallumer le four à la même température. Les madeleines sont cuites quand elles sont bien dorées. Pierre Hermé préfère, quant à lui, une précuisson à 240°C, avant d’abaisser la température à 220°C. 
Conclusion : à vous de trouver ce qui fonctionne pour vous. 

LA RECETTE DES MADELEINES  

Préparation : 10 min
Cuisson : 15 min

Pour 4 personnes

  • 150 g de beurre + un peu de beurre pour les moules
  • 5 cl de lait
  • 25 g de miel toutes fleurs
  • 2 gros œufs 
  • 100 g de sucre en poudre
  • 150 g de farine 
  • 1 sachet de levure chimique
  • 2 cuil. à soupe d’eau de fleur d’oranger

Faites fondre le beurre. 
Faites chauffer le lait et le miel sur feu doux, sans les faire bouillir.
Fouettez les œufs avec le sucre, jusqu’à ce que le mélange blanchisse.
Versez le mélange lait-miel sur les œufs blanchis, puis ajoutez la farine et la levure. 
Incorporez enfin le beurre fondu, puis l’eau de fleur d’oranger. Mélangez pour lisser la pâte.
Réservez-la 12 h au réfrigérateur.
Préchauffez votre four à 210°C en mode convection naturelle.
Beurrez des moules à madeleines. Remplissez chaque alvéole aux ¾ de pâte. 
Enfournez 5 min. Une fois que la bosse est formée, baissez votre four à 180°C. Poursuivez la cuisson 10 min. Vos madeleines doivent être bien gonflées, avec une jolie couleur dorée.
Sortez-les du four, mais attendez quelques minutes avant de les démouler. Laissez-les refroidir sur une grille, ou servez-les encore chaudes.

Notre conseil : comme Marcel Proust qui aimait déguster ses madeleines trempées dans du thé, accompagnez vos gâteaux d’une délicieuse boisson chaude d’automne.

A CHACUN SA MADELEINE DE PROUST

L’avantage des madeleines, c’est que la recette peut être personnalisée selon les goûts. À la fleur d’oranger, au citron, ou fourrées à la confiture comme dans notre enfance, elles raviront petits et grands. D’autres, préféreront encore aromatiser la pâte au cacao, à la pâte de pistache, voire au thé matcha pour les amateurs·rices. 
De plus, la madeleine n’est pas seulement réservée au goûter, elle peut aussi faire son apparition à l’apéro. Il vous suffit, pour cela, de ne pas sucrer la pâte, puis d’y incorporer du fromage, des olives ou des lardons… 
Faites maison, les madeleines sucrées ou salées sont toujours un régal.

COMMENT CONSERVER LES MADELEINES POUR FAIRE DURER LE PLAISIR PLUS LONGTEMPS ?

Si vous avez réussi à ne pas engloutir toute la fournée d’un coup (félicitations), vous pourrez conserver vos madeleines jusqu’à 8 jours au frais. Pour cela, attendez que vos gâteaux soient complètement refroidis, puis enfermez-les dans une boîte hermétique, en verre ou métal. Il ne vous reste qu’à la stocker au réfrigérateur, et le tour est joué.


8 erreurs que l’on fait tous en faisant un gâteau

Gâteau trop plat, trop dense, qui déborde, ne se démoule pas, ou qui est rempli de trous, sont des désagréments qui peuvent arriver au plus grand des pâtissiers / des pâtissières ! Pour y remédier, voici 8 conseils à suivre à la lettre pour ne plus jamais louper un gâteau.

UN MOULE INADAPTÉ

@Getty

Avant de se lancer dans la réalisation d’un gâteau, il est préférable de choisir le bon moule. Si le moule à manqué, le plus basique de tous (moule rond standard), est celui qui convient à peu près à n’importe quelle pâte à gâteau (gâteau au yaourt, quatre-quarts, gâteau tatin, brownies, etc), d’autres desserts demandent un moule spécifique. C’est le cas du cheesecake qu’il est préférable de réaliser dans un moule à charnière, pour le servir directement sans avoir besoin de le démouler entièrement (le moule à charnière est un moule composé de deux parties : un fond et un cerclage, qui peut se retirer après cuisson). Autre gâteau, autre moule spécifique : le layer cake. Dans le cas du gâteau à étages, mieux vaut glisser sa pâte dans un moule étroit et haut, pour être certain d’avoir un dessert qui aura suffisamment de hauteur. Mais d’autres moules spécifiques existent : bundt pan, moule à cake, angel cake, kouglof, savarin, etc. A choisir en fonction de sa recette.


DES OEUFS QUI NE MONTENT PAS

@Getty

Le problème des blancs d’œuf conservés au réfrigérateur est qu’ils montent moins bien. On n’oublie pas de les sortir à l’avance pour qu’ils reviennent à température ambiante avant de réaliser le gâteau. Ou mieux, on les laisse toujours à l’extérieur, puisque les œufs n’ont, de toute façon, pas besoin d’être conservés au frais !


L’APPROXIMATION DES MESURES

On ne va pas se mentir, mesurer les ingrédients est un aspect primordial de la réussite d’un gâteau. Evidemment, si on est un.e pro, habitué.e de la mesure « à l’œil », et que le résultat nous convient, il n’est pas nécessaire de changer son fonctionnement. Mais si, au contraire, on débute et qu’on n’a absolument aucune idée des mesures, ni de la consistance que doit avoir la pâte, dans ce cas, mieux vaut faire confiance à une balance de cuisine !


L’ATTENTE TROP LONGUE

@Getty

Il ne faut pas oublier que la réussite d’un gâteau dépend de la chimie et des réactions entre les ingrédients. On évite donc de verser le sucre sur les œufs sans mélanger immédiatement l’ensemble, sous peine de voir le sucre « cuire » les œufs et les faire coaguler. Sur le même principe, une fois que la pâte à gâteau est prête, il est inutile de la laisser reposer, alors que la levure, au contact des éléments humides, a déjà commencé son travail.


UN APPAREIL NON-HOMOGÈNE

@Getty

Il va sans dire que l’appareil (la pâte à gâteau) se doit d’être homogène avant cuisson. S’il y a des grumeaux, on continue de battre l’ensemble, et on n’hésite pas à utiliser une maryse pour racler son bol jusqu’au fond et ainsi éviter les amas de farine ou de sucre.


UN GÂTEAU TROP DENSE

@Getty

Il ne faut pas battre sa pâte trop longtemps sous peine de voir le gluten contenu dans la farine se développer, et aboutir à un résultat trop compact. Une fois que l’appareil est homogène, on arrête de le mélanger et on peut le mettre en cuisson.


UN GÂTEAU TROP PLAT

@Getty

Si les quantités ont été respectées, et que la levure n’a pas été oubliée, on a peut-être fait cuire sa pâte à gâteau dans un moule trop grand. Résultat, on se retrouve avec un gâteau très bon, mais tout raplapla. La quantité de pâte doit être adaptée à la taille du moule.


LE GÂTEAU N’EST PAS DORÉ UNIFORMÉMENT

@Getty

La chaleur dans le four n’est pas toujours constante, le fond peut parfois mieux chauffer que l’avant. Dans ce cas, on n’hésite pas à tourner son moule en cours de cuisson.


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Le sextoy est-il un accessoire de bien-être ?


Les sextoys de dernière génération sont désormais présentés comme de banals outils wellness et vendus au même rayon que les cosmétiques. Une bonne nouvelle pour notre « santé sexuelle » ? 

Le sextoy est-il un accessoire de bien-être
@Presse / Le sextoy est-il un accessoire de bien-être / @dianaunlimitedfaunesetfemmesmagazines.fr

Depuis une décennie, toutes les stars ou presque sortent une gamme de maquillage, de skincare ou de soins capillaires, Jennifer Aniston et Ellen DeGeneres étant les dernières à avoir dégainé. Mais ceci est déjà du passé. La star des années 2020, elle, crée… son sextoy. Un créneau qui n’est donc plus réservé aux grands noms de l’industrie pornographique. La chanteuse britannique Lily Allen a ainsi lancé une version de voyage du fameux Womanizer, le plus connu du secteur. L’actrice Dakota Johnson, vue dans « Cinquante Nuances de Grey », est investisseuse et codirectrice créative de la marque Maude, qui propose des bougies parfumées et des vibromasseurs.

La mannequin, actrice et productrice de prosecco vegan Cara Delevingne trouve aussi le temps d’être DA de Lora DiCarlo, un label qui propose un large éventail de joujoux haut de gamme pour tous les types de sexualité. Gwyneth Paltrow, jamais en reste sur le sujet, en a sorti deux, même si ceux-ci sont plutôt classiques et sans surprise. Bref, le sextoy est la nouvelle palette de make-up. « Pour une célébrité, c’est une manière maligne de monétiser sa fin de carrière, estime Clémentine Gallot, coauteure de “La Charge sexuelle” (First Éditions). Le sextoy présenté comme outil de bien-être me paraît être l’acmé du phénomène. » Ces engins sont devenus d’un coup plus visibles : outre-Atlantique, on les trouve chez Anthropologie ou sur le site Goop, comme une extension des tisanes déstressantes et roll-on de jade. En France, Sephora distribue depuis l’automne les sextoys de la marque Smile Makers, ainsi que des huiles, lubrifiants, lingettes intimes…

On peut donc shopper son accessoire sexuel de la même façon que sa lotion exfoliante. Même si cela ne rend pas pour autant ces produits plus accessibles, la plupart des marques affichant des prix élevés, l’engouement autour du clitoris ne devrait pas s’arrêter de sitôt. « On estime qu’en 2025 le marché mondial de la “sex tech” pèsera 30 milliards de dollars, affirme Amandine Ranson, directrice de la communication France de la marque Lelo. L’année 2020 a d’ailleurs été charnière : entre mars et juin, pendant les confinements, les ventes ont bondi de plus de 185 % dans la région Europe, Moyen-Orient et Afrique. Aujourd’hui, 90 % des clients sont des femmes. Le sextoy est en train de devenir leur meilleur ami. » Mais si ce phénomène enrichit les actrices et les revendeurs beauté, qu’est-ce que cela change pour nous ?

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DE PIGALLE À GOOP           

Exit l’univers de l’érotisme. L’orgasme est désormais marketé comme le masque hydratant, c’est-à-dire en tant qu’étape indispensable du self-care. La marque Maude a pour intention de faire du sexual care une partie de votre routine bienêtre », déclarait ainsi Dakota Johnson au « Vogue » américain en novembre dernier. Il est dit du plaisir qu’il fera du bien, voire maintiendra en meilleure santé. Sur la boutique en ligne de Gwyneth Paltrow, Goop, le sextoy est classé sous l’onglet « santé sexuelle ». Et l’actrice lance également cet automne un complément alimentaire pour relancer la libido féminine, un sujet sur lequel l’industrie pharmaceutique s’est plusieurs fois cassé les dents, les « Viagra au féminin » n’ayant pas eu beaucoup plus d’effet que les placebos. Mais cette « santé sexuelle » dont tout le monde parle, au fait, c’est quoi ? La définition est très large. « Cela inclut la santé mentale, émotionnelle et physique.

Être en bonne santé sexuelle, c’est aussi connaître son corps et savoir ce que l’on aime ou non. C’est une sexualité sécurisée, c’est-à-dire sans pression, consentie, sans drogue, en se protégeant des MST, avec du plaisir. Et, bien sûr, être en bonne santé sexuelle ne veut pas dire que l’on a une activité sexuelle. Le plus important est de savoir ce qui nous convient, sans souffrances », rappelle la Dre Marion Aupomerol, gynécologue responsable de la consultation santé sexuelle à l’hôpital Gustave-Roussy. Une définition bien plus large que la vision simpliste d’un orgasme régulier qui serait synonyme de bonne santé. D’ailleurs, les scientifiques ne savent pas vraiment quelle est la fonction de l’orgasme féminin. Il a longtemps été jugé utile pour favoriser la conception et « pousser » le sperme vers l’ovule. Depuis 2016, on dit surtout qu’il serait un bon moyen d’entretenir son plancher pelvien et donc de lutter contre les fuites urinaires. Plus largement, l’activité sexuelle a été étudiée depuis longtemps : elle pourrait rendre les cycles menstruels plus réguliers, et la libération d’hormones (endorphines et ocytocine, notamment) a des effets antidouleur, influe positivement sur notre humeur… et même sur notre système immunitaire. Mais, à notre connaissance, nulle étude n’a comparé la santé globale (physique et mentale) de femmes qui se masturbent à celle de femmes qui ne le font pas.

VERS UNE MONÉTISATION DE NOS ORGASMES ?       

Si les marques s’emparent du sujet, c’est peut-être parce que le discours autour d’une sexualité positive n’a pas été assez porté par les pouvoirs publics. « En France, la prévention a longtemps été orientée autour de la mise en garde, de la contraception, des MST, par exemple, note la Dre Aupomerol. C’est un message primordial, mais on a oublié de parler de plaisir, de connaissance de son corps. C’est enfin en train de changer. » Sous couvert d’empowerment et de « positivité », l’industrie de la wellness opère sur la sexualité la même OPA que celle qu’elle a menée sur la santé globale ces dernières années à grands coups de compléments alimentaires. Pour les vendeurs de bien-être, être en bonne santé ne signifie plus « ne plus être malade », mais « être au maximum de ses capacités », voire « être la meilleure version de soi-même ». Et optimiser sa santé sexuelle signifierait jouir régulièrement. Le risque, bien sûr, c’est de créer de nouvelles injonctions. Alors, trois orgasmes par semaine, sinon tu as raté ta vie ? « On dit un peu facilement que les femmes sont passées au cours de l’histoire de l’interdiction à l’injonction de jouir. Ce n’est pas tout à fait vrai, nuance Clémentine Gallot.

Il y a des siècles, on disait déjà qu’il fallait que la femme jouisse, même si c’était corrélé à la reproduction. Cela a été proscrit au XIXe siècle, puis c’est redevenu une préoccupation avec la révolution sexuelle, même si ce sont surtout les hommes qui en ont profité. La période actuelle est ambivalente, puisque la répression et l’injonction coexistent. » Paraître plus belle, se sentir mieux et jouir plus efficacement – les trois piliers de l’actuelle industrie du bien-être – sont étroitement liés : finalement, se faire injecter de l’acide hyaluronique, pratiquer le yoga et s’offrir un vibromasseur, c’est très cohérent. « L’injonction de plaisir est un dérivé des logiques capitalistes de l’amélioration de soi et du corps, rappelle Clémentine Gallot. Les femmes subissent une pression pour réussir leur vie sexuelle et donc tout expérimenter. Mais cette consigne pèse principalement sur les épaules des femmes hétéros cis. Ce sont elles qui s’occupent du “care” dans leur couple, et si elles sont célibataires, elles le font dans l’optique de se rendre désirables sur le marché conjugal. Il faut maîtriser la technique, mais pas trop, sous peine d’être victime de slut-shaming. » On est bien loin de la pause détente sous la couette. Mais ne jetons pas le vibromasseur avec l’eau du bain : ces engins peuvent être utiles. D’ailleurs, certains outils de rééducation du périnée ne sont pas très loin des accessoires dédiés au plaisir.

Le site Périnée Shop (perineeshop.com) propose ainsi des galets vibrants et autres boules de geisha à côté des produits conventionnés par l’assurance maladie. Les médecins peuvent aussi recommander des accessoires dans le cadre de consultations, en sexologie comme en gynécologie. « Nous accompagnons parfois certaines patientes avec ces objets, souligne Camille Bataillon, sexologue clinicienne et cofondatrice de la plateforme Mia (mia.co), qui propose des rendez-vous en ligne. Mais ils ne sont certainement pas une solution miracle. Travailler son rapport au corps avec ses mains et ses doigts me paraît une première étape indispensable. » On l’aura deviné : l’aspirateur à clito n’est pas aussi nécessaire que le dentifrice, même s’il est nettement plus agréable. « Certaines patientes ont l’impression qu’elles doivent posséder plusieurs sextoys pour ressentir un plaisir ultime qu’elles idéalisent, continue la sexologue. Cela les amène parfois à passer à côté des sensations agréables qu’elles ressentent. Il faudrait repenser notre définition de l’orgasme ! N’oublions pas que le désir sexuel est très variable selon les personnes et les moments de la vie. » En somme, il nous appartient de ne pas laisser les marques définir ce que sont les sexualités épanouies. Heureusement, la discipline est en pleine expansion : le diplôme universitaire « santé sexuelle pour tous.tes » vient ainsi d’être créé le mois dernier à la Sorbonne. À destination des soignants et des enseignants (entre autres), il a pour but de développer les connaissances autour du sujet.

SEXTOY TROPHÉE       

Concrètement, les stimulateurs de clitoris ont profondément modifié ce marché dit de la « sex tech ». Leur prix est justifié par différents paramètres : la douceur et la qualité du silicone, la possibilité de varier ou de contrôler les vibrations, voire de connecter l’appareil à un autre, l’option waterproof ou autochauffante, l’absence de bruit, etc. Les fabricants promettent de la performance et de la facilité. Fortes de cette efficacité, de nombreuses marques ont développé un discours d’empowerment, avec plus ou moins de subtilité – sur sa page dédiée à Lily Allen, le site Womanizer nous enjoint : « Soyez forte et indépendante ». « Il y a parfois une tentative de récupération », dénonce Elvire Duvelle-Charles, cofondatrice de la série documentaire “Clit Revolution” (à voir en replay sur france.tv) et du compte Instagram @clitrevolution.

Certaines marques ont tenté de se rapprocher de personnalités féministes. On a aussi vu des initiatives surprenantes, avec un sextoy qui “aiderait à surmonter la douleur des règles” – en fait, c’est le cas de tout orgasme. » Aujourd’hui, les fabricants s’aventurent autant sur le terrain de l’empowerment (comme par exemple la nouvelle marque baptisée « Puissante »), que sur celui de l’inclusivité. Le slogan phare est donc le plaisir pour tous et toutes. Sur leurs sites, on découvre des visuels indiquant que leurs marques ne s’adressent pas forcément à des personnes en couple, cisgenres, hétéros, valides, jeunes, blanches. La boutique Passage du Désir lance d’ailleurs cet automne un coffret spécial senior. Et si le fond a changé, la forme aussi. Tous ces objets sont beaux : Maude propose un vibro à la teinte kaki que ne renierait pas un créateur de mode de l’école d’Anvers, et la marque japonaise Tenga, spécialisée dans les sextoys pour hommes, commercialise dans sa gamme femme Iroha un coquillage nervuré si joli qu’on aimerait bien afficher sa réplique en porcelaine dans notre salon.

Plus forte encore, la maison Biird a conçu un aspirateur à clitoris qui fait aussi office de lampe de chevet, pour qu’il puisse être exposé sans que se devine sa fonction première. Il est même vendu sans l’étui opaque qui protège et cache souvent ces engins. Gwyneth Paltrow a elle aussi conçu le sien de façon à ce qu’il soit « beau sur une table de nuit », dixit son site, Goop. Mais en interview, l’actrice refuse de dire si elle l’a utilisé… Le vibro a (presque) gagné ses lettres de noblesse.

INTIME COSMÉTIQUE      

Portées par l’explosion du marché de la « fem tech », dont on estime qu’il va croître de plus de 13 % d’ici à 2026 (d’après le bureau Research & Markets), les innovations en matière de cosmétiques intimes explosent. Et les lingettes, huiles et autres savons ne sont plus réservés aux rayons de la pharmacie. Au niveau réglementaire, les fabricants de cosmétiques peuvent facilement créer des produits destinés à la zone externe – la vulve uniquement – à condition de passer des tests spécifiques pour s’assurer qu’ils soient compatibles avec les muqueuses. (Pour créer un lubrifiant interne, le processus pour se plier à la réglementation est plus compliqué et coûteux.) Mais l’actif star du moment, c’est le CBD, la molécule non psychotrope issue du cannabis. Largement utilisée en cosmétique, on la retrouve désormais dans bon nombre d’huiles de massage « planantes » pour la vulve ou même sous forme à avaler, afin de remédier aux douleurs menstruelles. Rappelons tout de même que notre sexe ne nécessite pas une routine sophistiquée. Les gynécologues répètent à l’envi que le vagin est formidable : il s’autonettoie. Ils préconisent également de rincer la vulve à l’eau, nul besoin de lingette. C’est uniquement en cas d’inconfort que les savons intimes peuvent être utiles pour modifier le pH – et on recommande avant tout de consulter un médecin pour comprendre la cause.

PÉNÉTRATION DÉTRÔNÉE

Les fabricants de sextoys (et, en ce moment, surtout les fabricantes) l’ont enfin compris : les femmes ne se masturbent pas seulement via la pénétration. Et les formes phalliques mega-volumineuses s’effacent, au profit de jouets centrés sur le clitoris-roi. Mais on revient de loin, car Freud considérait le plaisir clitoridien comme un sous-orgasme. En 2000, le premier sextoy mainstream, le Rabbit, popularisé par « Sex and The City », puis les jouets vendus par Sonia Rykiel, dans l’univers du luxe, à partir de 2002, ont commencé à changer la donne. Mais il a quand même fallu attendre 2017 pour voir les premières représentations du clitoris dans les manuels scolaires. « Aujourd’hui, on ne parle plus d’orgasme “vaginal“ mais “par voie interne”, puisque c’est le clitoris que l’on stimule à travers les parois du vagin, rappelle Elvire Duvelle-Charles. Sur le marché des sextoys, on voit ainsi beaucoup de formes non phalliques, rondes, comme des galets.

Cela ne veut pas dire que la pénétration n’existe plus, mais l’offre s’est diversifiée. » Parmi les grands responsables de ce bouleversement, la marque allemande Womanizer, qui, en 2014, a inventé le stimulateur du clitoris sans contact, qui fait varier la pression d’air et crée des orgasmes très rapides. « Avant, on se limitait à des godes et des vibromasseurs, rappelle Elvire Duvelle-Charles. “L’aspirateur à clito” a permis une prise de conscience. Et il plaît beaucoup, car on le pose au bon endroit et on ne bouge plus. » Ces nouveaux sextoys participent sans doute à la redéfinition des relations sexuelles, avec ou sans partenaire. « Certaines patientes me confient qu’elles ont des douleurs lors des rapports. Mais il s’agit souvent de souffrances lors de la pénétration. Or, la sexualité ce n’est pas que cela, on peut faire l’amour de multiples façons, souligne la Dre Marion Aupomerol. Il est temps de bannir le terme “préliminaires”de notre vocabulaire ! »

David DIOP : La porte du voyage sans retour


David Diop, s’inspire de la figure de Michel Adanson, un auteur de livre naturaliste français (1727-1806), après avoir signé un romain David Diop, évoque une puissante d’un royaume où la parole est reine.

SONGAGE DIANA UNLIMITED FAUNES ET FEMMES MAGAZINES

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