De l’hypocrisie à la lâcheté, il n’y a qu’un seul pas à franchir… La fuite !


Les êtres humains ont besoin de beaucoup de choses pour se sentir vivant : la famille, l'amour et le sexe. Mais la seule chose essentielle, c'est d'être en vie. Il nous faut un cœur palpitant. Lorsque notre cœur est menacé, nous réagissons de deux façons : ou nous fuyons ; ou nous nous battons. Il y a une expression pour dire ça : le combat ou la fuite. C'est instinctif. Nous ne pouvons pas le contrôler. En sommes-nous capable ?

De l'hypocrisie à la lâcheté, il n'y a qu'un seul pas à franchir... La fuite !
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Comme il serait étrange, au bout d’une existence mutique, de s’apercevoir qu’on possédait depuis toujours au fond de soi ce cri sauvage, à l’opposé de la voix qu’on aurait pu imaginer : une petit voix lapine, courtoise, à peine audible sous l’épaisse fourrure. Alors que depuis tout ce temps, on abritait une furie, le cri d’une jeune fille en fuite qu’un inconnu attrapait par la natte et précipitait à terre.

Lorsqu’on croit qu’on me blesse, on blesse une personne étrangère que je ne voudrais pas connaître, et lorsqu’on pique des épingles dans une statuette de cire qui me représente, cette statuette me figure si mal, que la sorcellerie se trompe d’adresse et ne m’atteint pas.  Celui qui ne se fait pas scrupule de blesser la délicatesse des autres, ne se fait pas non plus scrupule de souffrir qu’on blesse la sienne.

Comme d’autres choses maintenant, la pensée doit être rationnée. Il y a beaucoup de choses auxquelles il n’est pas supportable de penser. Penser peut nuire à nos chances, et j’ai l’intention de durer. Je sais pourquoi il n’y a pas de verre sur l’aquarelle aux iris bleus, pourquoi la fenêtre ne s’ouvre qu’en partie, et pourquoi la vitre est en verre incassable. Ce n’est pas la fuite qu’ils craignent. Nous n’irions pas loin. Ce sont ces autres évasions, celles que l’on peut ouvrir en soi-même, si l’on dispose d’un objet tranchant. En matière de lâcheté, les hommes infidèles se ressemblent tous et les hommes de pouvoir se confondent.

L’homme est avant tout un lâche souvent préoccupé de trouver une excuse à sa lâcheté. Ce qui blesse un bon cœur, c’est le refus de réciprocité, c’est la froideur, c’est la malveillance, c’est le manque d’égards, c’est le mauvais vouloir, c’est l’injustice ou la perfidie

Le proverbier menteur et besogneux qui a écrit : « Il n’y a que la vérité qui blesse » n’a sans doute jamais eu l’occasion de recevoir un véritable et magistral coup de matraque sur le crâne ou sur les fesses.  Quand, à force d’être bousculé, heurté, blessé, on en arrive à trouver le monde insupportable et à détester son prochain, on s’aperçoit qu’on ne peut surtout plus se supporter soi-même et qu’on se hait, que le plus grand mal nous vient toujours de nous-mêmes..

Quand on a le malheur de blesser l’amour-propre de quelqu’un, il faut l’achever ! Lui, et son amour-propre, car l’un et l’autre ne pardonnent jamais.

La fuite est la lâcheté des faibles tandis que le dialogue est preuve de courage, force et intelligence. Mieux vaut être seul que mal accompagné, disait au XVe siècle Pierre Gringoire. Cette parole devenue proverbiale est loin d’être suivie et le monde moderne, empli de technologies et vide de chaleur humaine, pousse plutôt à rechercher un nid de tendresse ou l’appui d’un groupe. Tout plutôt que d’être seul serait la devise actuelle. C’est le début de la lâcheté, de la compromission. Le principal défaut de toute vie collective tient à la considérable déperdition d’énergie qu’elle induit, avec le gâchis de temps qui s’ensuit. Chaque individu perd en intensité ce qu’il acquiert en sécurité. Et cela vaut pour l’habituelle vie de famille, réconfortante et épuisante.

L’ambition nous rend faux, lâches, timides, quand il faut soutenir les intérêts de la justice et de la vérité. On craint toujours de déplaire ; on veut toujours tout concilier, tout accommoder ; on n’est pas capable de droiture, de candeur, d’une certaine noblesse, qui inspire l’amour de l’équité, et qui seule fait les grands hommes.

C’est une lâcheté que de chercher auprès des gens qu’on aime (ou de désirer leur donner) un autre réconfort que celui que nous donnent les œuvres d’art, qui nous aident du simple fait qu’elles existent. Aimer, être aimé, cela ne fait que rendre mutuellement cette existence plus concrète, plus constamment présente à l’esprit. Mais elle doit être présente comme la source des pensées, non comme leur objet. S’il y a lieu de désirer être compris, ce n’est pas pour soi, mais pour l’autre, afin d’exister pour lui.

Il n’y a pas d’âge pour réapprendre à vivre. On dirait même qu’on ne fait que ça toute sa vie : repartir, recommencer, respirer à nouveau. Comme si on n’apprenait jamais rien sur l’existence, sauf parfois une caractéristique de soi-même, une endurance, une vaillance, une légèreté, quand ce n’est pas une impuissance, une lâcheté.

Beaucoup d’hommes ressemblent au verre, si uni, si poli et si doux au toucher tant qu’on ne le froisse ni ne le brise, mais qui devient alors singulièrement tranchant, et dont tous les éclats blessent.. Si la ronce me déchire, je m’en prends à la ronce et non au chemin ; si l’homme me blesse, pourquoi en accuserais-je la vie ?

En ce monde on s’entend à faire couler les larmes, à blesser, à froisser, à meurtrir les cœurs sensibles, et à envenimer toutes les égratignures. Il faut donc apprendre à se protéger, il faut se cuirasser et revêtir la cotte de mailles si l’on s’interdit l’épée et l’assommoir.  Il faut entretenir la paix, soit pour nous par sagesse, soit pour les autres par charité. Sans paix, nous ne pouvons accomplir notre tâche, ni être utile aux autres. Le moyen, c’est de ne pas blesser les autres, et de ne nous blesser de rien

Quand on aime, et qu’on ne se croit pas aimé, on se blesse de tout, et chaque instant de la vie est une douleur et presque une humiliation. On peut essayer de fuir les réalités, tromper son monde, se dissimuler derrière le masque de la vertu, faire l’autruche, s’inventer des excuses et des prétextes, tergiverser et reculer, l’avenir dépend de notre résistance au grand écart et le bonheur de notre capacité de lâcheté.

On a autant de préjugés et d’idées reçues sur soi-même que sur les autres. On croit se connaître, mais on se trompe souvent. Les situations extrêmes et extraordinaires nous révèlent, au grand dam de nous-mêmes, notre vraie nature, notre courage ou notre lâcheté. Seuls nos actes, dans des circonstances exceptionnelles, nos choix face aux dilemmes nous prouvent qui nous sommes vraiment.

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